
Le méphistophélique mois de septembre arrive et une seule pensée agite les esprits de plusieurs millions de personnes sur cette terre : « les études et vies follement rok’n’roll de DZ et MG vont-elles les empêcher de venir nous pénétrer de leur vision du cinéma et doit-on s’attendre à une année de deuil interplanétaire ou arriveront-ils assez à jongler avec leur emploi du temps pour penser, tel Gad Elmaleh avec Coco, « au public d’abord » et nous repaître de ce qui nous nourrit, nous, cinéphiles et fans ? »
A cela, lecteurs, amis, fans, cinéphiles, tripiers, nous ne répondrons qu’une chose : ou plutôt nous serions tentés de le faire, histoire de laisser un bon mot indélébile dans vos mémoires et ainsi de marquer notre passage aussi sûrement qu’en urinant aux quatre coins de la blogosphère (ce qui n’est pas à proprement parler interdit (j'ai pas vu d'affiche) voire possible d’ailleurs, mais il reste une probabilité peu équivoque pour que nous soyons par cet acte cavalier définitivement exclus du club 300 auquel, par précaution, nous n’appartenons même pas – vous direz « calculateurs », nous dirons « prévoyants , voire intelligents et coquins »).
Mais non ! Ne craignez pas en ces temps maudits une baisse de régime de notre part ! (quelle idée saugrenue, en plus). D’abord parce l’amour du cinéma guide notre plume plus sûrement qu’un GPS japonais stimulé par des obstacles vivants sur sa trajectoire, ensuite, et surtout, parce qu’on tient à notre emplacement privilégié, nous, juste à coté du traiteur chinois en cas de graille sauvage pendant une critique, même s’il n’est marqué qu’à la craie sur le trottoir, et un peu effacé par la flotte locale, si on ne monte pas la garde, on va se faire piquer la place par un maraîcher autochtone, imaginez le bordel ambiant.
Donc, on bouge pas. Qu’on se le dise.
Voilà, et maintenant que c'est dit et que le monde tremble devant notre cahute dans laquelle se mijotent sans aucun doute les plans les plus infernaux, on retourne pour la bonne cause se pieuter jusqu'à la rentrée-merci-d'être-passé-bien-des-choses-à-votre-épouse-bonsoir.

opportunité de voir ne devrait laisser passer à aucun prix sous peine de recevoir l’inquisition espagnole chez lui. C’est le Masque et la Plume qui l’a dit. Après, faire le choix de leur désobéir, pourquoi pas, moi ça me parait dangereux, j’aime mon confort, je préfère me soumettre, j’ai dans la même optique été scrupuleusement voir
le film choisit une voie réaliste, et fourmille de petits détails qui contribuent à rendre les lieux plus crédibles (j‘ai pas dit les Dardenne non plus, la tartine de Nutella qui fait six fois le personnage dézingue un peu mon argument en plein vol). Par ailleurs, l’effet de surprise ne cesse jamais tout à fait, il y a même une sorte de gradation qui donne l’impression que les personnages ont toujours quelque chose sous le coude à nous sortir à la minute où on se sera habitués à eux (le portable qui sonne alors qu’ils sont bloqués au-dessus de la lave en fusion, par exemple) (oui, lave en fusion).
sentiment qui s’estompe ensuite grâce à la fluidité de l’ensemble, et d’un montage rapide et efficace.




Je suis rarement aussi dur dès les premières lignes, mais là le constat est quand même accablant.
chocolat, il y a plus que des oeufs et du chocolat, il y a de la farine aussi mais surtout le tour de main de mamie Jacqueline


Mister Grenouille :


Après avoir fait une queue plutôt impressionnante pour pouvoir accéder à la salle "Prestige" du cinéma, on nous annonce que cette avant-première prévue avec "toute l'équipe du film" selon le site d'UGC, se fera uniquement avec le producteur, et le réalisateur (qui à la base n'était pas prévu nous apprend-t-on), UGC a une certaine manière de résumer "toute l'équipe du film" à une seule personne le producteur, un peu publicité mensongère sur les bords, mais passons ! La déception la plus grande, qui se fait sentir dans toute la salle, c'est l'absence de Mélanie Laurent, que tout le monde espérait, moi le premier. On ne parlait que d'elle dans la queue, les appareils photos resteront dans les sacs. Passons au film !
Inspirés
de faits plus ou moins réels, les attaques de Brejnev envers les
musiciens juifs des orchestres russes dans les années 80, et la venue
d'un faux orchestre du Bolsoï en Chine. Le tout, adapté librement, et
vous obtenez
La
tête d'affiche du film, c'est bien sûr pour nous
Revenons aux faiblesses du film, qui se font de plus en plus sentir
vers la fin, où l'humour commence à devenir maladroit à force de
toujours en rajouter







Le
film, comme le dit très honnêtement le narrateur dans les cinq
premières secondes, est l’histoire d’un garçon qui rencontre une fille.
Bon. Voyons voir ce qu’on va bien pouvoir faire avec ça. « Pas
grand-chose » , c’est une option à ma gauche… « peut-être encore un peu
moins » chuchote-t-on à ma droite… « et si finalement on spoilait tout
le final dès le début pour le rendre carrément trépidant ? » entends-je
monter du fond.
le
même genre, il y a des effets de montage habiles et efficaces (celui de
l’ascenseur où il rentre heureux et pimpant, il sort désemparé et un
brin barbouillé), ou de split-screen qui, en cloisonnant littéralement
son fantasme de retrouvailles d'un coté et la réalité de l'autre, met
le spectateur à contribution et crée de l’empathie pour Tom là où on
n’en avait pas dans une construction plus classique du film, en nous
faisant franchement rentrer dans son imagination déçue, en faisant ses
espoirs les nôtres. Il est dommage de constater que ce sont ces rares
moments qui font l’originalité du traitement du film, car on suit
plutôt de loin le reste de leurs tribulations menés par deux
personnages plus ou moins charismatiques (Zooey Deschanel m’a fait du
mal ce jour-là). L’impression de sempiternel déjà-vu domine, un
ensemble mièvre que les délires visuels peinent à sauver, bref un film
que MG aurait dû aller voir car il se le serait fait en beauté.







